L'ÉJACULATION PRÉCOCE

Pas une maladie mais un trouble !

L’éjaculation précoce, également appelée éjaculation prématurée, n’est pas une maladie, mais une difficulté fonctionnelle. C’est le trouble sexuel masculin le plus fréquent, avec la dysfonction
érectile. Ses causes sont variées : problèmes neurobiologiques ou génétiques, mais dans la majorité des cas, son origine se trouve au niveau psychologique et comportemental.
C’est parce qu’il s’agit d’un trouble fonctionnel, qu’il est aisé de l’atténuer voir de ne plus en être victime. Et ce, grâce à quelques conseils, exercices spécifiques ou par l’intermédiaire d’une sexothérapie.

L'éjaculation prématurée, c'est quoi ?

L’éjaculation prématurée se définit selon trois critères:

  • un temps trop court de gestion de l’excitation après une stimulation sexuelle;
  • un manque de contrôle de cette excitation;
  • une souffrance vécue par ce trouble.

Il faut également bien dissocier les deux types d’éjaculation prématurée :

  • l’éjaculation prématurée dite primaire qui est quasi systématique et ce, depuis le début de la vie
    sexuelle
  • l’éjaculation prématurée dite secondaire qui survient après des relations sexuelles dites «normales » et qui peut être considérée comme un trouble passager provoqué par des
    bouleversements ou un stress ponctuel.

Ce qu’il ne faut pas confondre avec de l’éjaculation précoce :

Il faut souligner que l’éjaculation rapide lors des premiers rapports sexuels ou d’une nouvelle relation, est tout à fait normale et ne peut être définie comme étant de l’éjaculation prématurée. Elle ne devient problématique que si elle persiste et qu’elle constitue une gêne réelle pour l’homme ou le couple.

Quelques pistes sur la cause..

Article issu du dictionnaire des malaises et des maladies.

L’éjaculation précoce ou éjaculation prématurée peut être reliée à mes premières expériences sexuelles.

Lorsque je me masturbe, je me sens coupable parce que je le ressens comme étant « mal » ou « défendu ». Je me dépêche donc d’atteindre l’éjaculation. Le fait de vivre une sexualité et de penser que je n’y ai pas droit m’oblige à « aller vite » : ce que je fais est mal et je désobéis à certaines règles. Le plaisir dans le défendu a toujours eu un attrait très fort et, de façon même inconsciente, je tente de le revivre.

Je peux aussi m’imposer des pressions et de la nervosité dans mon désir de performance. Je veux me prouver à moi et à ma partenaire « ce dont je suis capable », avec des résultats contrariants et souvent inattendu.

Je peux avoir un sentiment de désir et de possession tellement grand face à ma partenaire que je n’arrive pas à le maîtriser. Le contact avec ma partenaire peut raviver ma peur de perdre mon amour et d’être abandonné ou rejeté, et cela me fait « perdre mes moyens ». À moins ce que je ne veuille inconsciemment lui faire un règlement de compte ?

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J’accepte de me détendre et de réapprendre le plaisir sexuel lié à la masturbation dans un climat libre de contraintes et de culpabilité. Seul ou avec ma partenaire, je redécouvre le plaisir de la masturbation en retardant de plus en plus le moment de l’éjaculation. Cela devient un jeu dans lequel je trouve beaucoup de plaisir. Je peux aussi entreprendre une psychothérapie qui m’aidera à atténuer cette culpabilité que j’ai pu vivre dans mon enfance ou qui fera diminuer mon anxiété à vouloir m’améliorer en développant davantage de confiance en moi.